Fiche de personnage

Archibald R. Whitmore

Archibald Reginald Whitmore est un gentleman de 35 ans, d’origine britannique qui a su faire prospérer la fortune familiale en devenant un magnat de l’immobilier New-Yorkais. C’est un homme au caractère bien trempé et au bagou indiscutable qui sait persuader son auditoire. Il est prêt à tout pour voir ses projets se concrétiser.

Il est assez grand pour une corpulence moyenne, toujours bien apprêté et même s’il semble raide et un peu maladroit, son aisance sociale lui permet de captiver les foules.

 

Origine du Personnage

Histoire et Contexte

Né en 1890 dans la ville thermale de Bath, Archibald Reginald Whitmore est issu d’une ancienne lignée de gentilshommes campagnards, propriétaires terriens depuis des générations. Son père, le respectable Sir Percival Whitmore, baronnet, gérait les terres ancestrales avec rigueur mais voyait d’un œil inquiet la lente érosion des fortunes nobles face à l’industrialisation et aux bouleversements sociaux de la fin du XIXe siècle.

Dès son plus jeune âge, Archibald se distingue par son intelligence affûtée, son charisme naturel, et une ambition peu commune dans un monde où l’on attendait surtout de lui qu’il tienne son rang sans faire de vagues. Diplômé d’Oxford en droit et en finances, il quitte l’Angleterre à l’âge de 24 ans pour tenter sa chance aux États-Unis, fasciné par l’énergie brute du Nouveau Monde et les opportunités offertes par le boom immobilier de New York.

Entre 1915 et 1925, il bâtit un véritable empire immobilier à Manhattan, jouant habilement des lois, des faillites, et de la spéculation. Il devient une figure reconnue dans les cercles mondains et d’affaires. Malgré ses manières aristocratiques et son accent britannique prononcé, il est redouté pour sa froide détermination et son goût du secret. Il vit dans un penthouse luxueux sur la Cinquième Avenue, décoré d’objets rares glanés dans ses nombreux voyages – notamment en Orient et dans les colonies africaines.

Mais tout le monde ne connaît pas la face cachée de M. Whitmore… Depuis son aventure avec une medium, Vivienne LaRoche, rencontrée lors d’une réception ésotérique à Harlem en 1916 Il s’est pris de passion pour l’ésotérisme. Vivienne prétend entendre les échos du « monde d’avant le monde ». Elle a averti Archibald de ne pas franchir certaines portes, ou de refuser certains partenariats immobiliers, mais il n’a pas écouté. Ils ont rompu brutalement, mais elle continue à l’espionner, convaincue qu’il ouvre quelque chose qu’il ne pourra refermer. C’est à peu près à cette époque qu’il a commencé à voyager, et ses voyages furent une source de curiosité, qui devint vite une passion.

Depuis quelques années, il semble s’intéresser de très près à des terrains inhabituels – des bâtiments décrépis, des sanatoriums désaffectés, ou des églises abandonnées. Il parle parfois de « nœuds telluriques » ou de « lieux de convergence ». Ses proches notent chez lui une insomnie chronique, des crises de somnambulisme, et un attrait croissant pour des textes anciens et ésotériques, souvent rédigés dans des langues oubliées.

Certains de ses associés affirment même qu’il aurait racheté un manoir dans les Catskills, lieu réputé maudit depuis les disparitions inexpliquées de 1897. Un journaliste du New York Times ayant enquêté sur ses acquisitions a été interné après avoir affirmé que les caves de certaines propriétés de Whitmore « ne suivaient pas les lois de l’espace euclidien ». Archibald nie toujours tout lien avec l’occultisme. 

Mais il garde toujours sur lui un médaillon étrange en obsidienne, orné d’un symbole indéchiffrable.

Notes Supplémentaires

Equipement spéciaux, richesses, grimoires et sorts