Découvrez les Protagonistes de l'Épopée

Recueil de Personnages

A la rencontre de nos investigateurs…

Archibald R. Whitmore

Archibald est un gentleman anglais d’origine qui a su faire prospérer la fortune familiale outre-atlantique pour devenir un magnat de l’immobilier New-Yorkais en 1925. C’est un homme qui ne recule pas devant l’adversité, au caractère bien trempé et au charisme flamboyant. Il n’hésitera pas à tordre les règles pour parvenir à ses fins. Grand et assez mince, il est souvent maladroit et porte en permanence des gants de cuir noirs.

Elias Daler

29 ans. Harlem, 1925. Les rues vibrent au son du jazz. Mais sous la surface, la ville bouillonne d’angoisse, de secrets et d’une folie rampante. Elias conduit son taxi jaune pour la Checkers Cabs Company. Il connaît Manhattan comme sa poche, des grandes avenues aux ruelles étouffantes où la lumière peine à pénétrer.

Elias est un homme pragmatique. Il a appris à naviguer entre les mondes, celui des riches blancs qui montent dans son taxi sans le regarder, celui des voyous de Harlem qui l’embauche pour transporter d’étranges objets sans poser de questions.

Son destin bascule un soir brumeux d’octobre 1923. Un client étrange l’attend à la 33ième rue. Il porte un costume miteux mais parle comme un aristocrate. Il lui donne une boîte envelopée dans du tissu noir, et lui ordonne de la livrer à un certain professeur Loughten à Arkham. L’homme paie en espéce et disparaît dans la nuit. Elias n’aime pas ça. Mais 100 $ pour un simple trajet ne se refuse pas. Le voyage est long. Sur la route, il entend des chuchotements, d’abord dans sa tête, puis dans l’abitacle de la voiture. Il s’arrete sur le bas-côté de la route et jette un oeil à la boite déposé dans le coffre. Elle.. vibre. Respire ? Le moteur cale soudainement sans raison.

A Arkham, il ne trouve aucune trace d’un professeur Loughten. En revanche, il est suivi par des silhouettes encapuchonnées à la démarche étrange presque rampante. Des flashs d’un oeil cyplopéen sous des eaux sinistres torture son esprit inquiet. Il finit par rebrousser chemin et parvient à sèmer ces monstruosités. Mais depuis, il est toujours hanté par ses rêveries cauchemardesques. Il évite les miroirs sans en comprendre la raison. Il se surprend à parler tout seul. Ses collègues remarquent de mystèrieux symboles gravés au couteau dans le cuir de son taxi. Elias a vu quelque chose cette nuit là dans l’obscurité, une vérité indicible. Depuis chaque nuit, il espère oublier. Mais il est toujours obnubilé par cette boîte, et à ce nom qui martèle son esprit Loughten. Etait-il vraiment un homme ? Ou autre chose ?

 

Margaret Walker

 » Elle ne signe rien. Mais rien ne se signe sans elle « 

50 ans. Margareth Walker est née à Charleston, fille unique d’un pasteur austère et d’une mère médium de salon. Dès son plus jeune age, elle comprend que le véritable pouvoir ne se crie pas. Il se murmure. Il se suggère. Il circule sous la surface.

En 1905, elle arrive à New-York et gravit les échelons de la politique sans jamais être élue. Secrétaire, assistante, bras droit de plusieurs élus municipaux, elle devient en 1919 la secrètaire personnelle du maire de New-York John Francis Hylan. Depuis, aucun maire n’a réussi à s’en passer – surtout, aucun n’a osé la faire partir. Margareth n’est pas aimé, mais s’est forgé une certaine réputation, à la fois crainte et respectée.

Son carnet noir contient les fautes, les failles, les dettes de tous ceux qui comptent dans la ville. Elle connaît les lieux d’influence cachés, les cercles discrets, les manies sexuelles des sénateurs et les petites sectes de quartier. Elle ne s’acharne pas, elle influence subtilement. Elle vous laisse tomber dans votre propre piège. C’est au milieu de tout cela qu’elle fait la connaissance d’un riche promoteur immobilier, Archibald Whitemore, devenu depuis un véritable ami.

Mais depuis l’étrange décès du maire précèdent,  » foudroyé en pleine messe, les yeux grands ouverts  » Margareth a changé. Elle murmure seul dans des langues inconnues. Elle s’intéresse à des vieux plans de souterrains de la ville jamais officialisés. Elle lit également des ouvrages anciens qu’aucune bibliothèque ne possède. Elle parle parfois d’un trône d’obsidienne sous Manhattan. Elle partage ses rêves avec une artiste peintre et passionnée d’occultisme, Melle Judith Wilhelm. Rêves où un coeur noir bat sous la ville. Un ancien sommeil qui l’appelle. Chaque faveur qu’elle obtient, chaque homme où femme qu’elle manipule, elle le fait pour ouvrir la voie vers quelque chose d’enfoui. Quelque chose qu’elle ne comprend pas encore mais qui, peu à peu, prend forme dans son esprit.

Finegan Welcome

Finegan Welcome naît en 1880 dans le quartier ouvrier de Red Hook, à Brooklyn, au sein d’une famille d’origine irlandaise liée depuis deux générations aux docks et aux ateliers ferroviaires. Très tôt fasciné par les réseaux souterrains qui transforment New York, il étudie l’ingénierie civile à Columbia avant d’être recruté par la Brooklyn–Manhattan Transit Corporation (BMT) au sortir de la Première Guerre mondiale.

En 1925, Finegan est déjà considéré comme l’un des ingénieurs les plus prometteurs de la compagnie. Il supervise l’expansion et la modernisation de plusieurs lignes aériennes et souterraines reliant Brooklyn à Manhattan, avec une obsession presque romantique pour « la circulation invisible de la ville ». Élégant sans ostentation, toujours vêtu de costumes sombres imprégnés d’odeur de charbon et d’huile mécanique, il fréquente autant les chantiers que les salons intellectuels de Manhattan.

Il épouse cette même année Cecilia Marwood, peintre moderniste et critique d’art redoutée pour ses chroniques dans The New Yorker. Cecilia appartient à un milieu plus cultivé et mondain que celui de Finegan : elle fréquente galeristes européens, photographes d’avant-garde et écrivains expatriés revenus de Paris. Leur mariage intrigue la haute société new-yorkaise : lui, homme des tunnels et des calculs industriels ; elle, figure raffinée de Greenwich Village. Pourtant, leur relation fonctionne par admiration mutuelle. Cecilia voit dans les plans du métro une forme d’architecture poétique, tandis que Finegan considère l’art comme une manière de comprendre l’âme d’une ville qu’il contribue physiquement à façonner.

Le couple habite un vaste appartement près de Riverside Drive, où se croisent journalistes, ingénieurs, peintres, syndicalistes et musiciens de jazz. Parmi les invités réguliers figure Archibald Withmore, héritier discret d’une vieille famille Londonnienne et ami intime de Finegan. Archibald, historien Promoteur immoblier et archéologue excentrique, agit souvent comme médiateur entre les mondes de Finegan et Cecilia. Sa loyauté envers le couple est ancienne et presque fraternelle, bien que certains murmurent qu’il nourrit pour Cecilia une fascination silencieuse.

À la fin des années 1920, Finegan commence à développer une vision ambitieuse d’un réseau métropolitain unifié capable d’abolir les frontières sociales entre les boroughs. Mais derrière son assurance calme se cache une inquiétude croissante : corruption dans les marchés publics, tensions syndicales, influence des familles politiques de Tammany Hall et montée d’une criminalité organisée qui infiltre les grands travaux new-yorkais.

Dans les cercles artistiques de Cecilia comme dans les tunnels de la BMT, Finegan Welcome devient progressivement une figure presque mythique : un homme partagé entre le progrès industriel, les ambitions morales de la modernité et les ombres grandissantes du New York des années folles.

Merlin Falconer

Professeur Merlin Falconer naît en 1875 dans le Massachusetts au sein d’une famille de juristes austères, mais développe très tôt une fascination pour les sciences mécaniques et l’aviation naissante. Diplômé du MIT en physique appliquée puis ancien pilote de reconnaissance durant la Grande Guerre, Falconer devient dans les années 1920 une figure singulière du paysage intellectuel américain : à la fois universitaire, expérimentateur aéronautique et vulgarisateur scientifique reconnu.

En 1925, Falconer partage son temps entre ses recherches, des conférences universitaires sur la propulsion expérimentale et ses chroniques publiées dans le magazine The New Yorker. Ses articles, réputés pour leur ton clair et visionnaire, abordent aussi bien l’avenir du transport aérien que les possibilités encore théoriques des voyages au-delà de l’atmosphère terrestre. Il entretient une relation de confiance avec Arold Ross, directeur influent du journal, qui voit en lui un auteur capable de rendre la science accessible à l’élite intellectuelle new-yorkaise sans en sacrifier la rigueur.

Au sein de la rédaction, Falconer collabore régulièrement avec Finegan Welcome, ingénieur des métros new-yorkais devenu consultant technique occasionnel pour plusieurs dossiers urbains et industriels. Les deux hommes, bien que issus de disciplines différentes, partagent une même foi dans la modernité technologique. Leurs discussions opposent souvent les infrastructures souterraines de la ville aux rêves aériens de Falconer : tunnels contre ciel ouvert, acier enfoui contre propulsion verticale.

Leur cercle professionnel comprend également deux journalistes réputés :

  • Mickey Bolt, reporter énergique spécialisé dans les affaires criminelles et industrielles ;
  • Richard Groot, chroniqueur méthodique et érudit, connu pour ses enquêtes sur les milieux financiers et politiques américains.

Ensemble, ils forment autour du New Yorker une sorte de salon intellectuel moderne où ingénieurs, journalistes et scientifiques confrontent leurs visions du futur américain.

Mais l’activité la plus secrète de Merlin Falconer reste son travail expérimental auprès du professeur Robert H. Goddart, physicien discret mais déjà considéré comme l’un des pionniers américains de la propulsion par fusée. Depuis un atelier isolé près de Springfield, Falconer participe à un programme confidentiel consacré au développement d’un moteur à propergol liquide — une idée encore jugée fantasque par la majorité des milieux scientifiques et militaires.

Au printemps 1924, plusieurs essais réalisés sur un terrain privé financé par des mécènes industriels aboutissent à un résultat historique : une fusée expérimentale parvient à s’élever à 12,5 mètres avec une vitesse estimée à 27 mètres par seconde avant de retomber dans un champ détrempé sous les applaudissements incrédules des assistants. Bien que modeste, cet exploit convainc Falconer que la propulsion liquide ouvre la voie à des machines capables, un jour, de quitter l’atmosphère terrestre.

Le financement du projet provient d’un cercle restreint de philanthropes étrangers et d’industriels de Springfield fascinés par les avancées technologiques de l’après-guerre. Certains y voient une future révolution scientifique ; d’autres espèrent déjà des applications militaires ou postales. Falconer, lui, défend publiquement une vision presque utopique : utiliser les fusées pour l’exploration scientifique et le rapprochement des peuples.

Grand, mince, souvent vêtu d’un manteau de cuir d’aviateur même dans les salons mondains de Manhattan, Merlin Falconer possède une réputation d’homme brillant mais distrait et maladroit. Ses collègues racontent qu’il griffonne des schémas de moteurs où des goelands sur les nappes des restaurants ou au verso des manuscrits du journal. Derrière son calme apparent se cache toutefois une ambition immense : prouver que le XXe siècle ne sera pas seulement celui des métros et des gratte-ciel, mais aussi celui de la conquête du ciel — et peut-être des étoiles.

Cimetière

Rendons hommage aux investigateurs assassinés, disparus, happés hors de l’espace et du temps, dévorés, incinérés ou victimes de malheureux accidents de parcours…

A venir...

"L'appel de l'horreur cosmique est irrésistible et éternel."

H.P. Lovecraft

Auteur de Mythes de Cthulhu