Une Enquête Mystérieuse

Les Masques de Nyarlathotep: Plongée dans l'Inconnu

Explorez les ténèbres et les secrets cachés derrière les Masques de Nyarlathotep, une aventure palpitante inspirée des récits de Lovecraft.

Où nous en sommes...

Les Masques de Nyarlathotep est une campagne épique qui entraîne les joueurs dans une quête mondiale contre une conspiration occulte. L’histoire mêle mystère, horreur et aventure, alors que les investigateurs tentent de déjouer les plans sinistres de cultistes voués à réveiller des entités anciennes. Les thèmes centraux incluent la lutte contre l’inconnu, la folie et la découverte de vérités terrifiantes cachées sous la surface de la réalité.

Les Chapitres

New York

05 janvier 1925 :

  • Une petite soirée est organisée par Harold Ross et sa femme Jane dans les nouveaux locaux du New-Yorker. Les invités présents sont Mick Bolt, un reporter chevronné; Richard Groot, un journaliste fraichement diplômé; Boris Heggie, responsable de l’imprimerie; Réa Irvin, un talentueux illustrateur. Mais aussi…   Mr Archibald Reginald Whitemore, un riche Promoteur et co-financier du journal; Miss Margaret Walker, la secretaire du Maire John Francis Hylan; Elias Daler, un chauffeur de taxi de la Checker Cabs et chauffeur personnel d’Archibald Whitemore; le Professeur Merlin Falconer, inventeur et spécialiste en aéronef; Mister Finnegan Welcome, un ingénieur  de la BMT corporation, ainsi que sa femme Miss Cécilia Marwood Welcome, critique d’art au New York Herald. C’est lors de cet événement qu’Archibald Whitmore annonce avoir reçu un télégramme de la part d’un vieil ami, Jackson Elias, indiquant avoir des informations importantes sur l’expédition Carlyle disparue en 1920 au Kenya. Le rendez-vous est pour le 15 janvier.

 

15 janvier 1925 : 

  • Un coup de fil de Jackson amène les investigateurs à l’hôtel Chelsea, chambre 410. A l’intérieur, ils surprennent 3 individus Afro-américain prendre la fuite. Une course poursuite est engagée avec échanges de coups qui se solde par l’arrestation de l’un des individus. Elias est malheureusement retrouvé mort, tripes à l’air et une marque étrange sur le front. Une fouille des lieux permet de trouver les indices suivant : une boite d’allumettes d’un bar tigre trébuchant, une carte de visite professionnelle de la Fondation Penhew, une lettre dactylographiée d’une certaine Miriam Atwight et enfin une lettre posté du Caire adressé Roger Carlyle ( cf.rubrique ressources ).

                         

 

16 janvier 1925 :

  • Le groupe se rend à la NYPD pour leurs dépositions. Sur place, ils font la connaissance du Lieutenant Martin Poole, un vieux de la vieille, chargé de l’enquête. Il s’agit là du neuvième meurtre du même type en deux ans. Les victimes n’avaient aucun lien apparent les unes avec les autres. Elles appartenaient à toutes les couches sociales et ont été tuées sans distinction de race avec le même symbole gravé sur leurs fronts. Quant à la vieille Hudson noire utilisé par les meurtriers, elle a été volé Avenue Lenox et appartenait à un certain Thomas Whiterspoon.

 

17 janvier 1925 :

  • A la maison d’édition Prospéro, ils rencontrent l’éditeur de feu Jackson Elias, un certain Jonah Kensington. La maison prospéro publie des ouvrages de fictions, de fantastique et d’occultisme. Les bureaux sont situés Avenue Lexington près de la 35ème rue. Le but de cette modeste maison d’édition n’est pas de publier des livres à succès mais plutôt des ouvrages dignes d’être édités car ils risquent d’intéresser les lecteurs des générations futures. Selon Kensington, la théorie de la police selon laquelle Elias aurait été tué par un culte secret est tout à fait vraisemblable. Elias lui a affirmé que l’expédition Carlyle avait été exterminée par un culte sanglant mais que tous ses membres n’étaient pas morts. Après moultes hésitations et négociations avec ses visiteurs, il fait apporter par sa secrétaire un mémorandum concernant Nairobi, des notes mal écrites voir illisibles sur plusieurs paragraphes concernant Londres et une lettre d’Elias ( cf.rubrique ressources ).

18 janvier 1925 :

  • Une visite à l’université d’Harvard dans le massachussett n’a pas permi d’éclaircir la signification de la rune gravé sur le front. Cependant, la rencontre de la bibliothècaire Myriam Atwright a permi d’apprendre qu’Elias cherchait un livre intitulé Les sectes secrètes d’Afrique. Malheureusement, l’ouvrage a mystérieusement disparu quelques mois auparavent de la bibliothèque. Par « mystérieusement », elle entend qu’un beau jour,  il s’est tout simplement volatilisé. Il régnait une odeur inexplicable dans les couloirs le jour où le livre sur les sectes a disparu.
  • Dans un même temps, Margaret Walker sollicite son amie Judith Wilhelm et ses rayons d’ouvrages anciens d’occultisme afin de trouver des informations sur cette même rune. Après des heures de recherches qui se terminent tard dans la nuit devant une bouteille de Gin presque vide, elles découvrent enfin des informations. Elle est très ancienne et pourrait correspondre à un culte chassé d’Egypte à l’époque pharaonique. Ce culte serait localisé au Kenya et celui du Dieu de la langue sanglante.
  • Toujours pendant cette journée, le chauffeur de Taxi Elias entreprend de remonter la piste des aggresseurs dans Harlem en activant ses nombreux contacts sur place. Difficilement il parvient à localiser un quartier sordide et malfaisant ou les auteurs auraient leurs habitudes.

19 janvier 1925 :

  • Départ pour la maison Westchester au nord de New-York le long de la Hudson River afin d’y rencontrer et d’interroger la soeur de Roger Carlyle. La jeune femme s’est montrée distante parfois agacée mais finalement intéressée par l’échange dès l’instant ou ses visiteurs ont affirmés que tous les membres de l’expédition ne seraient peut-être pas morts. Erica Carlyle savait que la nouvelle lubie de son frère serait pure folie. Cette « négresse » était à l’origine de l’obsession de Roger. A ses yeux, la passion que Roger éprouvait pour cette Noire était un signe du point auquel ses moeurs s’étaient dépravées. Cette femme a fait perdre le sens des réalités à son frère. Avant de repartir, ils obtiennent une invitation à la réception mondaine qui aura lieu au domaine le 21 janvier 21h.
  • Guidé par l’employé de la CAB, ils partent « en expédition » à la tombée de la nuit dans le dit quartier d’Harlem. Cela les amene devant la boutique Juju ancienne maison de prêt sur gage. Une surveillance des lieux permet d’observer le manège de camionnettes. Une dizaine d’individus y descendent et s’engouffrent dans la petite échoppe pourtant exigue. La décision d’y entrer discrétement est prise.. Une fois à l’intérieur, un passage vers les profondeurs de la boutique mène à une porte en chêne renforcé de bandes d’acier. Des symboles sont gravés dans le bois. De l’autre côté, une salle de sacrifice haute de 4m50. Une cérémonie a lieu comprenant une quinzaine d’individus vêtues de robes et de masques grotesques. Ils psalmodient et dansent, ou plutôt gesticulent de manières désordonnées sous le vacarne des tambours. Pendant ce temps, un grand sorcier marque les fronts des futurs sacrifiés enchaînés à des mats. Ils seront visiblement jetés dans un large puit au centre de la pièce d’où s’agitent des tentacules ou masses vermiformes de muscles aux veinures violacées. Sans hésiter un instant, une grenade est lancé par Welcome vers le puit au moment où 3 détonations résonnent. Le maitre de cérémonie s’éffondre lourdement alors que l’explosion plonge la salle dans le chaos. Couvert par un incendie provoqué, le groupe parvient à s’extraire des lieux miraculeusement.

Cérémonie de la Langue Sanglante sous la boutique Juju 

 

20 janvier 1925 :

  • Partiellement remis de leurs émotions de la nuit, le groupe accompagne Merlin Falconer pour Springfield dans le Massachussett. Là-bas, il espére retrouver le professeur Robert H. Goddart avec qui il co-travaille sur un prototype de fusée au propergol liquide ( mélange de comburant et combustible ) pour la société ValerGat ( entreprise privée qui était financée en partie par la famille Carlyle ). Sur place, aucune trace du professeur. Une visite de son logement ne donne rien. Par contre, une voisine affirme que Mr Goddart est montée dans une berline noire entouré de 2 hommes. Il semblait souffrant car « titubé ». Depuis, on ne l’a jamais revu. L’entreprise Valergat, quant à elle, est fermée. Tout le matériel, la plupart des machines et la totalité des dossiers ont disparus..

21 janvier 1925 :

  • Au soir du 21, le groupe se retrouve au domaine de Westchester à l’invitation d’Erica Carlyle. Sur place tout le gratin New-Yorkais est présent à cette reception, Mr le Maire J.F Hylan, le chef de la NYPD le capitaine Max Finkelstein, le gourverneur de l’état Al Smith, l’Evêque Patrick J. Hayes…et bien d’autres personnalités. Pendant les festivités, Le chauffeur d’Archibald Elias resté près de la Checker s’introduit dans les sous-sols de la proptiété pour une fouille des lieux mais en vain. Plus haut dans la grande salle, une diversion de Mme Walker, Mr Welcome et du professeur Falconer permet à Archibald de s’introduire discrètement dans la bibliothèque. Après quelques minutes d’inspection, il découvre une cache derrière une pile de livres. A l’intérieur, 4 ouvrages anciens sont ainsi dérobés à la famille Carlyle ( cf. ressources ).

22 janvier 1925 :

  • Archibald s’enferme toute la journée dans son bureau de la 5ème Avenue afin d’étudier l’un des ouvrages. Mick Bolt expose au reste du groupe ses découvertes faites dans les archives concernant l’expédition Carlyle ( cf. ressources ). La décision de partir pour Londres est prise. Miss Pelton secrétaire de Mr Whitemore trouve un départ pour le 24 janvier à bord du SS Cotopaxi de la compagnie Clinchfield Navigation Company. Temps estimé de la traversée 6 jours, 3233 Miles. Coût 194 $/personne (environ 90$ pour une place dans la cale). Arrivée prévue au port de Portsmouth. Le capitaine du navire est un certain W.J. Meyer avec sous son commandement une vingtaine d’hommes ( cuisiniers, mécaniciens, timonier, médecin, marins, bosco « Jim » ). Le 24 au matin et après les formalités d’usages, 20 voyageurs en plus des investigateurs empreintent la passerelle pour prendre place à bord du navire. Tous sont chargés de bagages encombrants et aidés en cela par quelques marins. Parmi ces voyageurs ont trouve un certain Randall Shane fortuné et accompagné de 2 gorilles  » Shelby et Jacob », Mr et Mme Bleeker et leurs 2 enfants, un pasteur McBurney et sa femme Wanda, un couple de jeune marié Gustaf et Barbara Rifenberg. Tous installés dans les cabines supérieurs. Pour les autre passagers moins aisés, ils sont dirigés vers les parties inférieurs à hauteur des cales dans une grande salle équipée de lits superposés. Parmi ces personnes, il y a Mme Eloise Flanagan et ses 3 enfants, 3 hommes Barney Traver , Douglas Wilbur, et Ruper Elsner, et 2 soeurs Joyce et Carmen Hahn. Le bateau lève l’ancre vers 10h.

24 janvier 1925 :

  • Le bateau lèvre l’ancre pour Londres. A bord, les investigateurs font la connaissance des autres passagers. Notamment, les deux soeurs jumelles surprisent par Elias en cale en train de préparer un mauvais coup attirées par l’appât du gain. Randall Shane grassouillet et vulgaire personnage enfumant en permanence de son cigare les coursives et enchainé à une mystérieuse malette. Le pasteur peu bavard et toujours le nez dans un livre qui paraît être au premier abord une bible. Le couple de jeune mariés insouscients et croquant la vie à pleine dents. Les enfants du couple britannique curieux et joyeux qui brisent le peu de silence à bord. Le professeur Merlin dessinant des esquisses de goelands dans son carnet de voyage. Le capitaine Meyer accueille donc tout ce beau monde dans la grande salle pour un cocktail typiquement britannique à base de tomates et de morceaux de légumes le tout bien pimenté comme le sera sans doute ce long voyage de 6 jours.

26 janvier 1925 :

  • Jim le Bosco apporte un télégramme à l’attention d’Archibald envoyé par Miss Pelton indiquant que la police de New-York recherchait Elias Dayle pour un vol commis en la propriété d’Erica Carlyle.

28 janvier 1925 :

  • La majorité des passagers sont au restaurant pour le souper du soir hormis les passagers de secondes classes cantonnés aux niveaux inférieurs. Dehors, le temps s’est affreusement dégradé. La mer est houleuse. Des rafales de vents et une pluie battante plonge les passagers attablés et nauséeux dans l’angoisse. De son côté, Elias s’est laisser convaincre de participer au mauvais coup préparés par les deux soeurs, sans doute tombé sous leurs charmes. Quant à Margareth, elle ne s’attarde pas et remonte en cabine pour se plonger dans un ouvrage ancien. Quand soudainement, le bateau ralentit violemment comme si il avait heurté quelque chose de lourd en mer projetant une bonne partie des passagers au sol. A ce moment, le bateau semble livrer à la deferlante et commence à tanguer dangereusement. La panique s’installe presque instantanement à bord, et pousse la plupart à vouloir rejoindre frénétiquement le niveau supérieur du bateau. Dans le vacarne extérieur, les cris des passagers sont presque devenu inaudibles. La mer démontée encouragé par le vent violent se fracasse sur le pont et les batiments. Une partie de la cargaison s’est détachée et glisse dangereusement sur le pont avant du navire au grè des caprices de la tempête. Malgrè les risques, des marins s’acharnent pourtant au péril de leurs vies à renforcer les attaches. Certains d’ailleurs disparaissent instantanement sous les déferlantes. L’ordre d’évacuation et de rejoindre les canotes de sauvetage est donné par le capitaine Meyer. Le bateau s’enfonce  désormais inexorablement dans une mer en colère, noire et glaçiale. Quel est l’origine de ce nauvrage ? Seul Margareth et Elias situé plus en avant du bateau, cette nuit-là, semblent avoir vu une chose monstrueuse comme une masse multicellulaire de couleur sombre engloutir lentement et inexorablement la proue du bateau. Ils décriront la chose comme protoplasmique et visqueuse parsemée de multiples yeux horribles accompagné de sifflements ou de son de flûtes. Pendant qu’ils restent figés ainsi sans volonté à contempler cette monsteuse chose sortie des abysses, en salle les choses dégénérent rapidement. Dans la ruée vers les étages supérieurs, Archibald pris de panique où de folie frénétique fait basculer dramatiquement la jeune marié. Une bagarre éclate presque aussitôt entre l’ingènieur Welcome et le compagnon de la jeune femme. Dans la confusion la plus totale, des coups de feu retentissent. L’un des molosses de Randall s’éffondre en bas de l’escalier touché par une balle tiré par Archibald sous les yeux tétanisés du pasteur et de sa femme. Après plusieur obstacles et tant bien que mal, ils rejoingnent les canots de sauvetages et parviennent à s’éloigner du Cotopaxi avec l’aide de deux marins à bord. Le bateau finit par sombrer complètement sous les eaux en colère. A bord, le groupe d’investigateurs se retrouvent dérivant en mer en compagnie du Pasteur et de sa femme seuls survivants du nauvrage.

 30 janvier 1925 :

  • Après 2 jours de dérive sur une mer redevenu amicale et paisible, un Bateau cargo sous pavillon britannique le Cook récupére les nauvragés déshydratés et transi de froids.

01 février 1925 :

  • Arrivée au port de Plymouth sur les côtes sud de l’Angleterre. Sur le quai, une Rolls-Royce Phantom attend la descente des investigateurs. Il s’agit du frère ainè d’Archibald, Lord Francis Whitmore averti de leurs arrivées mouvementées. La retrouvaille entre les 2 frères est assez glaçiale. Il semble qu’une vieille histoire familiale n’ait pas encore cicatricé malgrè les années. Le petit groupe s’engouffre dans la berline noire qui les emmene à Londres ou Miss Bess Corkney, vieille intendante de la famille, les attend. Ils prennent leurs quartiers dans une maison cossue située au 141 Flackney Road au nord-est de Londres.

    Récompenses

    • Chaque investigateur ayant traversé ce chapitre sans finir à l’asile ou à la morgue reçoit 1 point d’Aplomb.

    •Si les investigateurs se rendent à la Boutique Ju-Ju et assistent à la cérémonie mensuelle, ils acquièrent 5 points en Mythe de Cthulhu (ou 1 point de Mythe de Cthulhu s’ils en ont déjà obtenus lors de précédentes aventures).

    • Une confrontation se terminant par la destruction de la branche new- yorkaise de la Langue Sanglante dans la Boutique Ju-Ju va leur valoir des tas d’ennemis dès maintenant mais, surtout, ils auront besoin de regagner :

    – Si le test d’INT est réussi : la moitié des points de Santé mentale perdus durant ce chapitre.

    – Si le test d’INT est un échec : 1D10 points de Santé mentale à concurrence de la moitié des points de Santé mentale perdus durant ce chapitre -1.

 

.2 Février 1925 :

Fleet Street

Scoop

  • Nos enquêteurs décident de former 2 groupes. Margareth et Welcome montent à bord d’un bus à impérial pour se rendre à la fondation Penhew à Bloomsbury ( carte de visite retrouvée dans la chambre 410 ). Archibald et Elias prennent la berline pour rencontrer Mickey Mahonney propriétaire du Scoop à Fleet Street, et se diriger ensuite vers Scotland Yard interroger l’inspecteur Barrington ( contacts donné par Jonah Kensington de la maison Prospero ). Quant au professeur Falconer, il reste en convalescence auprès de Bess Corkney suite à sa lourde chute sur le bateau.

  • La fondation Penhew se trouve non loin d’Oxford Street et du British Museum. Le batiment est de style Victorien d’un étage. On y accède en passant par une haute grille en fer forgé. A l’arrière, il y a une entrée pour les livraisons débouchant sur une cour ou sont garés des camions. Devant la porte d’entrée principale se tient un portier. Une fois à l’intérieur un secrétaire de taille impressionnant accueille les visiteurs derriere un bureau au milieu du hall. Ouvert aux public, les lieux grouillent d’activitées. on y croise étudiants, chercheurs, professeurs, même quelques touristes curieux où amateurs d’archéologie. Le rez-de-chaussée est le centre administratif de la fondation. Ici, on s’occupe de trouver des bourses d’étude pour les chercheurs, de négocier avec les autorités Egyptienne afon d’obtenir des autorisations et des dérogations, de préparer des itinéraires et des planning. La fondation met un point d’honneur à devenir le principal dépositaire des vestiges et des documents concernant la civilisation Egyptienne et plus précisement l’époque pré-Alexandrie. La grande bibliotèque se trouve également au rez-de-chaussée. Elle contient une collection impressionnante d’ouvrages sur l’Egypte. D’ailleur, Margareth et Welcome y découvriront qu’un puissant et mystérieux sorcier où sorcière régnait sur l’Egypte il y a de cela très longtemps. A l’étage, le hall d’exposition renferme d’innombrables vestiges, soigneusement évalués et repetoriés, des différents dynastie qui régnérent sur l’Egypte. Poteries, tessons ciselés, statues, bas-relief où se côtoient des chats au pelage luisant et des femmes vêtes de robe de lin. Des petits cabinets d’étude permet de travailler sur les objets rares. Pendant la visite, Welcome a remarqué qu’un homme chapeau melon sur la tête les observait à bonne distance avant de disparaître.

                     

  •  Margareth et Welcomme profitent du moment pour visiter le sous-sols de la fondation. Il y découvre une salle secrète accessible selon l’ingénieur par une issue au rez-de-chaussée. Leurs déterminations les amènent dans un entrepôt encombré de caisses pour la plupart vides, mais un sarcophage au fond de celui-ci semble être le passage vers cette mystérieuse pièce. Un mécanisme sophistiqué permettant son ouverture est à étudier. Ils décident de revenir plus tard. Mais avant de quitter les lieux, un second passage dissimulé dans un mur Est s’ouvre sur un grand placard. De cette endroit, ils surprennent une bribe de conversation entre 2 homme  » Ils sont là !… Je vais le prévenir.. « . Il s’agit du bureau d’Edward Gavigan et le deuxième homme est sans doute l’individu maigrichon au chapeau melon.
  • De leurs côté, Archibald et Elias trouvent sans problème les bureaux du Scoop. Ils sont situés à Fleet Street au deuxième étage d’un immeuble miteux. L’accueil y est courtois. Mahonney propose volontier son aide, et même prêt à rénumérer ( 5 à 15 £ ) des informations où photos croustillantes que pourront leurs apporter les amis d’Elias Jackson. Celui-ci d’ailleur avant de disparaître avait promis une belle histoire à propos d’un culte à l’oeuvre dans Londres. Il indiquera que Jackson a passé plusieurs journées à fouiller dans ses archives, et qu’il a parut très intéressé par trois articles cf Ressources.
  • La rencontre avec l’inspecteur Barrington est plus formelle. L’homme est plutôt réticent à communiquer des informations à des étrangers de passage, mais le lien de parenté d’Archibald avec Lord Whitmore de la House of Lord débride le policier. Ils apprendront donc qu’Elias est venu le voir courant décembre 1924 pour lui confier que les meurtres sur lequels il est en charge faisaient partie d’un rituel perpetré par la confrérie du pharaon noir, un culte égyptien de la mort. Barrington indiquera qu’il a interrogé un spécialiste en la matière un certain Gavigan qui lui a affirmé que ce culte ne possedait pas d’equivalent moderne et que les techniques de meurtres imitaient tout simplement celles utilisées par l’ancien culte. En conclusion, cet américain ne cherchait donc qu’à créer des histoires à sensations pour alimenter un torchon. Un parcours rapide des rapports d’enquêtes difficilement accepté par l’inspecteur montrent que bon nombres des victimes fréquentés un lieu de prédilection Egyptien à Londres la Pyramide bleue, un cabaret de la nuit. Une enquête sur place n’a rien appris de plus. La police a également interrogé un certain Tewfik al-Sayed un marchand d’épice. Pourquoi cet individu ? tout simplement par qu’il a servi à de bref occasion de guide lors d’expédition de la Fondation Penhew en Egypte. C’est un érudit en la matière. Il a affirmé lors de son interrogatoire que la confrèrie du Pharaon noir n’existe plus. Une filature n’a rien donné.
  • Dans la soirée, Archibal se rend seul dans un club très privé, invité par son frère ainé. Ils souperont ensemble, et essayeront de briser la glace mais en vain. Sur le retour, Archibald est aggressé violement dans une ruelle sombre par un individu de type oriental. La bagarre brève mais intense laisse sur le pavet le corps sans vie de l’individu. Quant à Archibald, il est sérieusement blessé mais parvient tout de même à quitter les lieux en vie. De leurs côtés, le reste du groupe hormis le professeur passent à l’armurerie Kingsman pour y faire quelques emplettes  » pour le cas où « . De retour au 141, ils découvrent avec horreur la maison sans dessus de sou, et la malheureuse Bess Corckney dans une mare de sang, morte. Quant au professeur Falconer, il gît dans le jardin poignardé et laissé pour mort. Il survivra grace à l’intervention de ses compagnons et transporté à l’hôpital Royal de Londres.
  • Ils prennent la décision de ne pas perdre de temps et de battre le fer tant qu’il est chaud. Tard dans la nuit avec les informations de Welcome et Margareth, ils retournent à la Fondation afin de terminer les investigations. Ils y pénétrent sans encombres en utilisant une rampe à charbon préalablement repéré dans la journée. Sans alerter le vigie de nuit, ils réussissent à actionner le sarcophage et descendre dans la pièce secrète du sous-sol. Dans l’antre, ils découvrent une petite galerie d’oeuvres d’art ( de vieilles icones, des statues troublantes, des tableaux étranges et hypnotisants ). Tous semblent être d’origine égyptienne où pré-summérien. Plusieurs caisses encombrent les lieux, notamment une portant l’étiquette  » IMPORTATION FONG 15 KAOYANG ROAD « libellé en anglais et sans doute en chinois. En petits caractères, on a ajouté  » A l’attention de l’honorable Ho Fong « . La caisse renferme une vieille statue abîmée en métal, représentant un avatar de  Nyarlathotep ( jet de Mythe réussi ). A la vue d’une telle monstruosité, certains ont des nausées et un mouvement incontrôlé de recul. Derrière la vitrine de plusieurs étagères et un bureau, ils s’emparent de livres et de vieux parchemins, d’un petit coffret en bois contenant deux dagues en argent et enfin d’un petit pot en pierre contenant une poudre jaune brunâtre cf Ressources. A la suite de cela, ils quittent les lieux et s’installent à l’hôtel Waldorf Hilton.

03 février 1925 :

  • Au matin, le temps s’est dégradé un peu plus et la neige tombe abondament dans les rues. Le taxi les dépose non loin de l’épicerie Tewfik, leur lieu de destination, afin d’y rencontrer le propriétaire. Malheureusement, celui-ci n’est pas présent. C’est son employé Mohamed déjà occupé avec des clients qui les accueille chaleureusement. Distrait par Archibald, Welcom en profite pour inspecter l’arrière boutique où s’entreposent des sacs d’épices et caisses. Rien de suspect. De son côté, Margareth parvient à s’introduire dans l’appartement privé de Tewfik à l’étage. L’endroit est meublé à l’égyptienne : divans, coussins, brûleurs d’encens, tapis, tables basses, narguilé et lampes suspendues, le tout dans les tons bleu et jaune. Un impressionnant poêle à mazout maintient une température tout aussi égyptienne. Des statuettes de dieux égyptiens sont exposées dans un présentoir en verre. Un exemplaire ouvert du Coran est pieusement exhibé sur une table basse du séjour. Un miroir richement décoré est accroché à un des murs du séjour. Son cadre doré, sculpté d’étranges silouhettes est légérement asymètrique. Comme mécaniquement, la  main de Margareth se pose sur son reflet avec une sensation étrange. Quant à Elias, il surveille la rue à l’extérieur et repére l’homme au chapeau melon, déjà aperçu au musée. Welcom et Elias arrivent à surprendre l’homme mais les chose tourne mal. Un coup de feu.. et l’homme au chapeau s’éffondre sur le trottoir froid et enneigé virant rapidement au rouge sombre. Sans attendre et sous les regards des passants, ils jettent le corps mourant dans une cariole et quittent les lieux à brides abattues avant l’arrivée des Bobbies alertés. Arrivés sur les quais de Limehouse, un interrogatoire plutôt musclé leur permet d’apprendre que le frère d’Archibald Whitmor est impliqué dans l’affaire et est sans doute un membre influent de la confrère du pharaon noir. Un choc pour Archibald. Arthur Petiboo est abattu pour être jeté dans la tamise au milieu des ordures flottantes.

 

 

  • Sur le point de quitter les lieux, un chargement de caisses non loin de là attire leurs attentions. L’inscription Walorgat et son logo figure sur ces mêmes caisses. Elles sont chargées à bord d’un cargo nommé Le vent d’Ivoire propriété du capitaine norvégien Lars Torvak. Le chargement est destiné à un certain Ho Fong de Shangaï selon le registre du directeur des entrepots Punji Chabout.

                                                   

04 février 1925 :

  • Les investigateurs passent la journée à l’Hôtel Hilton. Archibald se plonge dans l’étude de l’un des ouvrage découvert chez Carlyle. Magareth passe la plupart de sa journée dans le petit salon situé au rez-de-chaussée de l’établissement à siroter des cocktails. Elle y croisera à sa grande surprise, l’inquiètant Joe Corey accompagné de gros bras. Après de brèves paroles de courtoisie, l’homme quittent l’établissement. Welcom occupe une grande partie de la matinée dans la baignoire visiblement souffrant. Elias part visité la capital Londonienne. Quant au professeur Merlin le miraculé se repose dans sa chambre au Royal hôpital. Malgrè sa santé fragile, il tente de traduire un vieux parchemin en vieux Français dérobé à la Fondation Penhew. Le soir, il se retrouve autour d’un bon repas pour élaborer un plan d’approche du Night-club Egyptien dans Soho sans attirer les soupçons. Chose faite, ils décident d’organiser un reportage officiel afin de mettre en valeur la vie dans le quartier de Soho, et particulièrement  ses établissements noctures. Ils s’empressent d’inviter des journalistes de plusieurs grandes maisons de la presse à se joindre au projet.

05 février 1925 :

  • 20h, les investigateurs se rendent au lieu dit en compagnie d’un journaliste du Daily Herald et de Mickey Mahonney journaliste et directeur du Scoop. 20 Wardour Street. Ce club de Soho est réputé pour ses danseuses du ventre, sa nourriture, ses chanteurs Egyptiens et fumoirs. Abdul Nawisha, un homme replet et taciturne, en est le propriétaire. Il accueille lui même les investigateurs averti de la venue des journalistes. Bien installés dans des divans autour d’une grande table basse , ils peuvent toujours jouir du spectacle : plusieurs ravissantes jeunes femmes légèrement vêtues dansent de table en table. Les clients glissent des billets entre les bretelles et lacets de leurs tenues orientales. Merlin a visiblement prèvu une belle liace de billets pour l’occasion. Durant la soirée, les journalistes prennent des notes dans leurs petits calepins pendant qu’Archibald et Welcome attirent l’attention sur eux en improvisant réguliérement des danses au milieu des jeunes femmes. Cela attire toute l’attention des gros bras de l’établissement. Marghareth et Elias remarquent alors que des clients se lèvent régulièrement pour disparaitre derrière un rideau au fond de la salle. Ils profitent de la diversion très bruyante de leurs complices pour se glisser derrière le dit rideau. A l’arrière d’un long couloir bordées de petites salons et un escalier montant à l’étage, ils surprennent un groupe de personnes embarquer dans un camion baché dans une ruelle, le même aperçu sur le parking de la fondation Penhew. Un homme de type oriental bien habillé d’une cinquantaine d’années donne des ordres en arabe. Il s’agirait de Tewfik, notre épicier. Le camion démarre et disparait dans la brume. Avant de rejoindre leurs amis, ils visitent l’étage, et se retrouvent dans un bureau cossu. Une fouille ne donne rien mais une belle somme d’argent finit dans les poches d’Elias. La soirée arrive à sa fin. Ils quittent l’établissement pour remonter un rue boueuse dans un brouillard glaçial à couper au couteau. Alors qu’ils faisaient un point sur leur découverte. Le groupe se retourne brusquement, percevant une présence derrière eux. Ils ne virent que le néant, un néant mû par une vie abjecte flottant dans un épais brouillard. L’odeur humide, froide et étouffante du brouillard fut supplantée par les relents nauséabonds de cheveux en train de brûler qui pénétrent et envahissent leurs poumons, s’insinuant petit à petit au tréfond de leurs êtres. La visibilité presque nulle, un cri d’horreur déchire le silence angoissant de la nuit. La panique et l’effroi est à son comble quand Elias se retrouvent à son tour absorbé par une série de tentacules brumeuses s’infiltrant en lui. Suffocants et lentement aspiré par une force invisible, il aurait sans doute fini englouti par cette abomination si Welcom et Archibald ne s’étaient pas portés à son secours. Arraché aux griffes monstrueuses, ils parviennent à se regrouper sous la source lumineuse et salvatrice d’un lampadaire. Archibald en sait plus visiblement qu’il ne veut le faire croire sur ces choses.. Les deux journalistes qui les accompagnés ont disparu pendant l’attaque, sans doute victime de la rencontre où fuient les lieux sans demander leurs restes. La nuit se termine à l’hôtel Waldorf Hilton

06 février 1925

  • Au petit matin et après un sommeil agité, le petit groupe déjeune dans la petite salle de l’hôtel. Un article de journal annonce la disparition tragique de Oliver Emerson, le journaliste du Daily Herald qui les accompagné la nuit dernière. Son corps a été retrouvé dans une ruelle dans le quartier de Soho à une centaine de mètres de la Pyramide bleue. Un autre article plus discret leurs apprend qu’un autre journaliste Mickey Mahonney aurait été retrouvé balbutiant des propos incohérents. Après s’en être pris à plusieurs personnes, il a été interné à l’asile psychiatrique du nouvel ordre de notre-Dame de Béthléem. L’enquête sur ce nouveau meurtre a été confie à l’inspecteur James Barrington. Ce même James Barrington qui interrompte leurs discussions. Il est accompagné de deux Bobbies  » Messieurs, Madame.. Désolé d’interrompre votre petit déjeuner mais vous allez devoir nous suivre jusqu’à scottland yard « 

Une fois au poste de Police, un long interragtoire s’en suit orchestré par Jonah Kesington. A leurs grandes surprises, ils y trouvent plutôt un allié de circonstance à leurs demêlés avec le culte de Londres. L’inspecteur a visiblement à coeur de résoudre la mort de son prédécesseur et ami, mort mystérieusement dans cette même enquête. Tout cela semble visiblement lié aux groupes qu’il interroge. Il décide d’acorder son aide malgrè les pressions de sa hiérarchie.

Dans la journée, l’ingénieur Welcom et Margareth se rendent de nouveau à la fondation Penhew. Ils parviennent malgré les risques à s’introduir dans le bureau de Gavigan. Ils trouvent une lettre inachevée dans une corbeille cf rubrique indices et documents. Chanceux, notre duo de bibliotécaires profite de l’occasion pour effectuer des recherches sur la troisième dynastie égyptienne : un mystérieux Pharaon noir aurait régné à cette période.

Le reste du groupe tentent une infiltration dans le bar de nuit de la veille. Moins chanceux que notre duo, ils se retrouvent à devoir sauver chérement leurs vies face aux gros bras du club. Le coeur d’Elias s’arrête même de battre quelques instants après un coup de couteau foudroyant. Une ultime tentative de le réanimer de la part du professeur Merlin l’arrache à la mort, où est-ce plus mystérieusement « une force obscure » qui se nourrit de son âme. Dans tous les cas, sa « réssurection » reste du miracle. Notre groupe fuit finalement les lieux sans avoir trouver plus d’indices.

Mirs, le manoir de la famille Withmore cédé à la fondation de Sir Aubrey Penhew. Sur les précieuses indications d’Archibald, le petit groupe se retrouve à une petite heure au nord-est de Londres dans la zone marécageuse du Hamford Water pres de Flinton-on-Sea. La nuit est déjà avancée quand ils suppriment les deux gardes orientals à l’entrée du domaine. Ils s’introduisent dans le domaine par le portail principale. Au delà, la route étroite chemine au sommet d’une levée de terre. De hautes digues protègent les vastes terres autrefois cultivées de la mer du Nord. L’île est un peu plus élevée. Un pont tournant pivote sur son pilier centrale pour laisser passer les bateaux.

A l’abri des regards, ils découvrent l’inquiétante batisse délabré mais semble t il toujours occupé au vu des nombreuses berlines de luxe stationnées devant l’édifice. Une visite discréte des lieux confirme une activité du culte en ces lieux. Derriere la lourde cheminée, deux passages emmenent les investigateurs dans les entrailles de la pierre : une ancienne chapelle chrétienne, une série de cachots encore occupés par de malheureuses victimes dédiés au dessein du culte et un laboratoire de torture. Des preuves solides a donné à Scottland Yards. D’autres découvertes liés au agissement du culte dont un registre écrit par Gavigan finissent dans les mains du groupe. La visite rapide du reste du manoir bien que meublé n’indique aucune autre présence humaine. De l’intérieur, ils percoivent cependant une mélopée mélangée à des cris humains venir des sous-bois plus loin sur l’île. Autour d’un obélisque, à une centaine de mètres du manoir, le groupe apercoit une centaine d’individus dénudés pour la plus part en pleine cérémonie païenne. Des hommes et des femmes enchainés à l’obélisque subissent viols, tortures avant d’être horriblement mis à morts d’une lame dans le coeur. La réunion macabre est dirigée par cinq toges noires munis de sceptres pour  deux d’entr’eux, et de couteaux effilés pour les autres. Archibald reconnait presque instantannement l’une des silouhettes, celle de son frère..

Pétrifiés d’effroi et n’ayant pas eu encore le temps d’un plan d’action, ils se font surprendre par l’arrivée soudaine de Joe Corey et ses gros bras armés jusqu’aux dents. L’échange est court. Car, au même moment, l’apparition de créatures humanoïdes ailées semblabes à celles de chauve-souris survolent la clairiere. Les créatures sont dépourvues de visages, possédent des cornes, des queues dotées de barbillons et un épiderme graisseux, ressemblant à celui de la baleine et dotés de redoutables serres. A la vue, une crise de panique envahit tout le petit groupe. Et l’un des sbires de Corey ouvre instinctivement le feu dans la direction des monstruosités. Cette malheureuse initiative a le mérite d’intérrompre brusquement la cérémonie. La colère des cérémoniants ne se fait pas attendre. Une partie de ceux-ci se lance à corps perdu vers les intrus, tandis que les bêtes dechirent la chair des malheureuses victimes sur leurs passages sans distinction. Sous un déluge de feu, de cris, d’odeur de poudre et de mort, Margareth et ses compagnons ne demandent pas leurs restes et filent en direction des voitures. C’est dans la course qu’Archibald est saisi par deux énormes serres au niveau des épaules pour être irrémédiablement soulevé de terre. Une chose vient de s’emparer du malheureux pour l’emmener dans l’obscurité des étoiles. Dans un effort incommensurable, il récite « Ô terre des racines anciennes, toi qui gardes les os, la pluie et le feu sous la pierre, entends ma voix dans la nuit étoilées.. » De la main, un signe.. celui de Voor. Le Shantak réagit immédiatement par un son cloquetant et lache sa proie. L’archéologue fait alors une chute vertigineuse heureusement amortie par les branches des arbres pour atterrir lourdement sur un tapis de feuilles mortes. Sonné, il rassemble ses dernieres forces pour rejoindre les autres déjà à bord d’une des berlines. Ils laissent derrière eux un chaos indescriptible, et roule pied au plancher pour Londres.

A peine sorti du lit, Welcom rédige une lettre à l’attention de l’inspecteur Kesington de Scottland Yards et l’expédie avec quelques preuves. Le groupe quitte la capital britannique sans attendre.. Ils embarquent à bord du paquebot à vapeur appartenant à la Peninsular & Oriental Steam Navigation Compagny pour le port d’Alexandrie en Egypte. Le voyage durera 6 jours. Temps qu’ils consacrent à la lecture d’ouvrages et traductions des nombreux parchemins découvert par le professeur Merlin.

Le soleil se couchait quand nous avons escaladé cette falaise et fait le tour de la mosquée moderne de Méhémet Ali, risquant même notre regard, du haut du parapet vertigineux, sur Le Caire de légende – la ville mystérieuse enluminée de dômes sculptés, de minarets éthérés et jardins flamboyants… Le grand dôme romain du nouveau musée culminait bien au-dessus de la ville, et derrière, le fabuleux Nil jaune, père des éons et des dynasties…

– H.P. Lovecraft & Harry Houdini, Prisonnier des pharaons

Alexandrie, Égypte — Novembre 1925

Le paquebot fendait lentement les eaux du port d’Alexandria sous une lumière pâle de fin d’après-midi. Une brume saline flottait encore au-dessus des quais encombrés où dockers arabes, soldats britanniques et marchands grecs se mêlaient dans un vacarme continu. Les investigateurs furent arrêtés dès la descente du navire par les autorités égyptiennes. Dans un bureau étouffant du port, ventilateurs grinçants au plafond et portraits officiels du roi Fuad aux murs, un fonctionnaire en uniforme examina leurs papiers avec une lenteur méthodique. Leurs passeports furent tamponnés après plusieurs minutes. 

Le train vers Le Caire

La gare grouillait de voyageurs : officiers britanniques, familles levantines, marchands du Nil et pèlerins remontant vers le sud. Sans attendre, ils s’engouffrent peiniblement dans une voiture bondée sous une chaleur écrasante.

Arrivée en gare, 4 longues heures plus tard, ils croisérent la route de Ma’mhud. Le garçon devait avoir onze ans. Mince, pieds nus, vêtu d’une galabieh poussiéreuse trop grande pour lui, il proposait ses services dans un anglais approximatif appris auprès des touristes : « Moi connaître Le Caire. Moi trouver hôtel, musée, bazars… pas cher ». Orphelin des rues de Caire, vif et débrouillard, Ma’mhud avait déjà compris que les étrangers n’étaient pas de simples touristes. Ma’mhud les guida immédiatement vers le célèbre Shepheard’s Hotel, véritable centre du monde colonial en Égypte. Le hall brillait sous les lustres électriques. Officiers britanniques, archéologues allemands, diplomates français et riches voyageurs américains fumaient sous les ventilateurs en osier tandis qu’un orchestre jouait un fox-trot discret.

Le musée du Caire

Le lendemain matin, Ma’mhud conduisit les investigateurs au Egyptian Museum. Le musée baignait dans une odeur de poussière ancienne, de papyrus et de produits chimiques servant à préserver les momies. Il est un stupéfiant entrepôt d’antiquités égyptiennes. Il se trouve proximité du Nil, près du Great Nile.

Archibald demanda presque immédiatement à rencontrer le Dr Ali Kafour. Grand, élégant, la quarantaine, moustache soigneusement taillée, il parlait un anglais impeccable. Ravis de revoir l’archéologue, le conservateur l’invita dans son bureau pour évoquer l’expédition Carlyle.

Pendant ce temps, le reste du groupe entreprit de parcourir les innombrables rayonnages de la bibliothèque. Sous le silence religieux des lieux, écrasés de chaleur, ils trouveront des informations importantes et cruciales sur la 3ième dynastie égyptienne et l’existance d’un mystérieux Pharaon à cette époque.

A la fin de la troisième dynastie, un homme connu sous le nom de Nephren-ka arriva en égypte. Il était selon les écrits un uissant sorcier; d’une chiquenaude, il semait mort et folie chez ses ennemis. Il restaura le culte d’un ancien dieu maléfique – le pharaon noir. Nephren-ka et ce dieu furent rapidement interchangeable dans l’esprit des égyptiens et le sorcier fut peu à peu connu sous le nom de pharaon noir. Durant de nombreuse annees, il s’opposa aux successeurs de Zoser de la troisième dynastie pour le contrôle du pays. Il règna sur le nil et ses peuples. Sneferu apparût finalement et avec lui la quatrième dynastie et, avec l’aide de la déesse Isis, il détruisit Nephren-ka et sa magie démoniaque. Une pyramide fût construite étrangement pour renfermer le corps du sorcier. Mais tandis que Sneferu en faisait construire une seconde, la première pyramide s’effondra. La pyramide Effondrée se trouve à Meidum, la seconde est la pyramide penchée de Dhashur. Des récits évoquent que le corps du sorcier Nephren-ka aurait été déplacé de la pyramide de Meidum pour la pyramide penchée, mais l’exploration des lieux n’a pas permis à ce jour de valider cette thèse. On attribue aussi la pyramide rouge de Dhashur à Sneferu; on dit qu’elle garde Dhashur de peur que le sorcier ressuscite d’entre les morts. Les adeptes du pharaon noir furent repoussés vers le sud, hors d’Egypte jusque dans les monstreux marais au-delà du Soudan. Durant la sixième dynastie, on pense que la cruelle reine Nictocris était de connivence avec un nouveau culte du pharaon noir; mais bien que les preuves soient subjectifs, les récits laissent à penser que cela pourrait être vrai.

Abdul nous emmena le long de la Sharia Méhémet Ali jusqu’à l’ancienne mosquée du sultan Hassan, et la Bab el Azab, flanquée de ses tours, derrière laquelle s’élève le passage aux murs escarpés qui mène à la puissante citadelle que Saladin en personne a bâtie avec les pierres de pyramides oubliées. Le soleil se couchait lorsque nous escaladâmes cette paroi, nous fîmes le tour de la mosquée moderne Méhémet Ali, et regardâmes par-dessus les parapets vertigineux le Caire mystique – Le Caire mystique, tout en ors avec ses dômes sculptés, ses minarets éthérés et ses jardins flamboyants.

– H.P. Lovecraft & Harry Houdini, Prisonnier des pharaons

La boutique de Faraz Najir, Rue des chacals dans la vieille ville

La lumière du jour commencait à disparaître dans le souk de Khan el-Khalili. Sous les lanternes fumeuses, les ruelles étroites vibraient encore des cris des marchands, des parfums d’épices et du claquement sec des sabots sur les pavés poussiéreux. Pourtant, au fond d’une venelle oubliée, guidé par Ma’mhud et derrière une rangée d’échoppes condamnées, une boutique en ruine semblait avaler toute lumière. Elle était en ruine, semble-t-il ravagée par un incendie. Les habitants du quartier évitaient cet endroit depuis des années. Des histoires racontent qu’il y a cinq ans un démon monstreux est descendu sur le magasin et l’a incendié. Le professeur Merlin poussa le premier la porte branlante et noircie avec prudence. Derrière lui entraient Archibald, l’archéologue aux lunettes rondes couvertes de sable, Welcome, ingénieur britannique toujours chargé d’outils improbables, Margaret, la médium au regard pâle, et Elias, leur chauffeur de taxi, large d’épaules et nerveux depuis leur arrivée, une main posée sur son revolver. À peine eurent-ils fouillés les lieux à la recherche d’indices qu’un souffle glacé traversa la pièce. Margaret porta une main à sa tempe.

— Ils sont là… murmura-t-elle.

Autour d’eux s’entassaient des objets brisés, des fragments de meubles et des tissus mangés par les mites et recouvert de poussière. Puis des ombres bougèrent lentement à l’extérieur de la boutique alors que les ruelles pourtant animées, il y a peu, se vidées de toutes activités pour laisser place à un silence pesant. Les silhouettes de cinq individus encapuchonnées surgirent en direction de la boutique. Dans leurs mains luisaient des lames courbes. Les sectateurs du Pharaon Noir. L’attaque fut immédiate. Welcome renversa une étagère pour bloquer deux assaillants tandis qu’Archibald se battait avec une lame acheté récement. Margaret, figée au centre de la salle, semblait entendre des voix venues d’un autre âge. Merlin pris son courage à deux mains pour affronter un adversaire qui tentait de pénétrer dans la boutique. Elias, lui, profita de la confusion pour se faufiler à l’arrière par une fenêtre pour rendre à revers les assaillants. Il repoussa un premier fanatique d’un coup de revolver avant d’en ajuster un second. Mais un troisième surgit derrière les décombres et planta sa lame dans le flanc d’Archibald. Il fascilla sous la douleur.

—Archi ! hurla Margaret.

Le combat redoubla de violence. Welcome envoya d’un magistral coup de pied un adversaire contre un pilier. Les sectateurs reculaient devant la resistance farouche de leurs proies. Le professeur Merlin frappa de sa lame l’adversaire qui lui faisait face. Le sang se mit à couler abondamment du visage du malheureux. Autour d’eux, les derniers sectateurs tentaient le tout pour le tout complètement fanatisés. Archibald en neutralisa un d’un seul coup, tandis que Welcome fit tomber le dernier assaillants. En quelques minutes, tout fut terminé. Le silence retomba dans la boutique détruite. Puis, comme si rien ne s’était passé, les bruits du Caire revinrent peu à peu. Les appels des vendeurs, les discussions animées, le rire d’un enfant, le tintement des verres à thé. Les ruelles reprenaient leur vie. Merlin lacha quelques mots.

— La prochaine fois… on visite plutôt les pyramides.

Dîner au Shepheard’s

Le soir venu, Ali Kafour retrouva les investigateurs dans le jardin du Shepheard’s Hotel pour le souper. Il apparaîtra comme un homme très cultivé et curieux des recherches entrepris par les investigateurs, proposant même de participer à des fouilles avec eux et d’en financer une partie. Puis, au moment du dessert, Archibald glissa discrètement un pendentif d’une Ank inversée ancienne sur la table vers le invité.

— Vous devriez faire bien attention avec ce genre d’objet. C’est un symbole qui peut vous attirer beaucoups d’ennuis..

Sur ce, il quitte ses invités d’un soir, non sans avoir accepté de participer à une fouille archéologique sous l’initiative d’Archibald près de Dashur. Le matériel et les hommes nécessaires a l’expédition seront prêt d’ici une petite semaine. Ils pourront rejoindre le campement par avion généreusement proposé par le Dr Kafour – un vieux trimoteur néerlandais de 1920 pouvant contenir jusqu’à 8 personnes. Une petite révision sera toutefois nécessaire avant le décollage. C’est l’affaire du professeur Merlin…

Essai texte

A suivre…

Contexte Historique

Les Années 1920 et Leur Mystère

Les années 1920, souvent appelées les Années Folles, sont une période de bouleversements sociaux et culturels marqués par une prospérité économique et une effervescence artistique. C’est une époque où le jazz et l’art déco prennent leur essor, tandis que les ombres de la Première Guerre mondiale continuent de hanter les esprits. Cette décennie est également imprégnée d’un mystère palpable, alimenté par des récits de l’occulte et des sociétés secrètes. Les avancées technologiques et les découvertes archéologiques de l’époque suscitent fascination et crainte, créant un terreau fertile pour les histoires de suspense et d’horreur qui captivent l’imaginaire collectif.